Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : honnête, mais dépend de vos attentes
Design : entre look sport et lunettes de ville
Confort : légère, qui tient bien, avec quelques limites
Matériaux et qualité perçue : ça fait sérieux sans être luxe
Durabilité et entretien : léger mais pas fragile
Performance sur le terrain : protection correcte, pas de miracle
Ce que propose vraiment cette paire Julbo The Streets
Points Forts
- Confort vraiment réussi : très légère, pas de pression gênante, bonne tenue même en transpirant
- Polyvalente : utilisable en ville, en vélo, en rando ou en course à pied sans changer de paire
- Matériaux et monture qui encaissent bien un usage normal, avec des verres en polycarbonate assez résistants
Points Faibles
- Verres non polarisés et protection UV annoncée à 88 %, pas idéale pour les plus exigeants
- Look assez sportif qui ne conviendra pas à ceux qui veulent une paire vraiment discrète ou très habillée
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Julbo |
Des lunettes pour tout faire… en théorie
J’ai testé les Julbo The Streets surtout pour deux usages : mes trajets à vélo en ville et quelques sorties randonnée / course à pied le week-end. L’idée était simple : une seule paire de lunettes pour le quotidien et le sport, histoire d’éviter de jongler entre mes vieilles lunettes lifestyle et une paire plus typée running. Sur le papier, Julbo vend ça comme des lunettes "multi-activités" avec un style plutôt décontracté. Je partais sans attente particulière, juste l’envie d’avoir un truc qui protège bien les yeux, qui tient sur le nez quand je transpire, et qui ne me donne pas mal au crâne au bout d’une heure.
Concrètement, je les ai portées tous les jours pendant un peu plus de deux semaines, environ 1 h de vélo par jour et 3 sorties sport (deux runs et une rando de 3 h). Je les ai aussi gardées en terrasse, en ville, en voiture… bref, comme une paire de soleil normale. Ça permet de voir si ça passe vraiment partout ou si c’est juste un discours marketing. Je les ai comparées dans ma tête à deux références que j’ai déjà : une vieille paire Oakley sport bien enveloppante et une paire de lunettes de ville H&M à 15 €.
Globalement, je peux dire que ces Julbo sont plutôt orientées confort et légèreté que performance pure. On sent que ce n’est pas la paire de cyclisme hardcore, mais ce n’est pas non plus de la simple lunette de plage. Le positionnement "entre les deux" est assez clair une fois sur le nez. Elles ont un côté passe-partout qui est pratique au quotidien, même si tout ne m’a pas convaincu à 100 %.
Au final, après ces deux semaines, mon ressenti, c’est que ça fait bien le job pour quelqu’un qui veut une seule paire pour tout, sans se prendre la tête. Ce n’est pas la paire la plus technique que j’ai eue, ni la plus stylée, mais pour un usage mixte ville + sport léger, ça tient plutôt bien la route. Je vais détailler point par point, parce qu’il y a des trucs vraiment réussis et deux-trois détails qui m’ont un peu agacé.
Rapport qualité-prix : honnête, mais dépend de vos attentes
Pour le rapport qualité-prix, tout dépend du tarif auquel vous les trouvez. Sur Amazon, les Julbo The Streets se placent généralement dans une gamme intermédiaire : plus cher qu’une paire basique de grande surface, moins cher qu’une paire très haut de gamme type Oakley ou Ray-Ban techniques. Pour ce prix-là, on a une marque reconnue dans le milieu outdoor, des verres catégorie 3 corrects, une monture légère et pensée pour le sport, et un confort franchement solide. Donc sur le papier, c’est plutôt un bon deal pour quelqu’un qui veut une seule paire pour tout faire.
Maintenant, il faut être clair : si vous cherchez de la polarisation, du photochromique, ou une protection UV affichée à 100 %, ce modèle-là n’est pas le plus intéressant. À budget équivalent, on peut parfois trouver des lunettes polarisées chez d’autres marques moins connues, mais souvent avec un confort et une tenue moins bien pensés pour le sport. C’est un peu le choix à faire : soit vous payez pour des options optiques avancées, soit vous payez pour le confort et la polyvalence d’une marque outdoor comme Julbo.
Comparé à une paire fashion à 15–20 €, la différence se sent clairement sur le confort, la tenue pendant le sport, et la qualité du polycarbonate. Par rapport à mes Oakley beaucoup plus chères, évidemment, les Julbo sont en dessous sur la finition et la sensation de solidité, mais pour le prix payé, je n’ai pas eu l’impression de me faire avoir. Ça reste du matériel cohérent avec son positionnement.
En résumé, si votre objectif est d’avoir une paire unique qui fasse vélo, rando, usage quotidien, sans vous ruiner, le rapport qualité-prix est plutôt bon. Si au contraire vous voulez une paire ultra technique pour un sport précis ou un look très mode, mieux vaut soit mettre plus cher, soit partir sur quelque chose de plus spécialisé. Là, on est sur un produit polyvalent qui fait bien le job, sans briller sur un point en particulier, mais sans gros défaut non plus.
Design : entre look sport et lunettes de ville
Visuellement, les The Streets ont un look assez moderne sans être trop agressif. La monture "Cristal / Rouge" donne un côté un peu transparent avec des touches rouges, et les verres miroir rouge flash ajoutent un style clairement sportif. Sur moi, ça passe en tenue casual (jean, t-shirt) sans que ça fasse déguisement de cycliste, mais on voit quand même que ce n’est pas une paire de mode classique. Si vous aimez les modèles très discrets, là on est un cran au-dessus en termes de visibilité.
La forme est plutôt rectangulaire avec un côté wrap-around (légèrement enveloppant). Ça couvre bien les côtés des yeux sans être aussi enveloppant que certaines lunettes de vélo pro. Concrètement, en ville, ça évite d’avoir trop de lumière qui passe par les côtés, surtout en fin de journée quand le soleil est bas. En course à pied, j’ai trouvé que ça limitait bien les courants d’air dans les yeux, même si ce n’est pas aussi protecteur que mes grosses Oakley orientées sport. Disons que c’est un bon compromis entre couverture et look urbain.
Un truc que j’ai bien aimé, c’est la finesse des branches. Elles passent facilement sous un casque de vélo ou de grimpe sans créer de point de pression trop marqué. Sur moi, avec un casque urbain classique, ça ne gênait pas. Par contre, comme les branches sont assez fines, visuellement ça peut donner un côté un peu "cheap" de loin, même si en main, ce n’est pas si mauvais. Le mélange plastique + zones de caoutchouc est assez cohérent, mais on reste loin de la finition d’une paire haut de gamme.
En termes de style, je dirais que c’est "sport cool" : ça ne fait pas trop sérieux, pas trop technique, mais on voit que c’est pensé pour bouger. Si vous cherchez une paire que vous pouvez porter au bureau avec une chemise sans que ça choque, ça dépendra beaucoup de votre environnement. Dans un cadre casual, ça passe. Dans un milieu très formel, ça fera un peu trop sportif. Personnellement, pour les week-ends, les vacances, les trajets, ça colle bien à ce que j’attendais.
Confort : légère, qui tient bien, avec quelques limites
Côté confort, c’est clairement le point fort de ces Julbo The Streets. Les 25 g annoncés se sentent : une fois posées sur le nez, on les oublie assez vite. Pendant mes trajets à vélo de 30 minutes, aucune gêne, pas de marque sur le nez, pas de pression étrange derrière les oreilles. Les branches fines et légèrement flexibles aident bien : ça serre juste ce qu’il faut pour que ça tienne, sans donner l’impression que ça compresse la tête. Sur une tête moyenne comme la mienne, c’est bien équilibré. Sur une très grosse tête, ça pourrait peut-être serrer un peu plus, mais difficile à dire sans test.
Le Grip Nose est efficace : même en transpirant pendant mes runs, les lunettes ne glissaient pas toutes les deux minutes. Je les ai ajustées une ou deux fois sur une sortie de 45 minutes, ce qui est très correct. Les inserts souples amortissent un peu les chocs quand ça bouge, donc ça ne tape pas directement sur l’os du nez. Pour quelqu’un qui fait un peu de sport mais pas du trail ultra engagé, ça suffit largement. En descente rapide en rando, ça ne sautillait pas dans tous les sens.
Au niveau des branches, le matériau Grip Tech fait bien le taf : ça accroche juste assez derrière les oreilles pour que ça tienne, sans coller ni tirer sur les cheveux. J’ai pu les mettre sur le haut du crâne plusieurs fois, et les enlever sans galère. Par rapport à certaines lunettes où les branches sont trop rigides et te font mal derrière les oreilles au bout de deux heures, là je n’ai pas eu ce souci. Je les ai gardées une après-midi entière en terrasse + balade, et aucun mal de tête lié aux lunettes.
Le seul petit bémol pour moi, c’est la ventilation. Comme la forme est un peu enveloppante, en course à pied par temps chaud, j’ai eu un peu de buée au tout début d’une montée bien raide. Rien de dramatique, ça disparaît vite en bougeant, mais si vous transpirez beaucoup et que vous cherchez une paire ultra ventilée, il y a mieux. Pour le reste, en usage mixte ville + sport tranquille, le confort est franchement bon. Je n’ai jamais eu envie de les enlever parce que ça me gênait, et c’est ce que j’attends d’une paire que je porte souvent.
Matériaux et qualité perçue : ça fait sérieux sans être luxe
Les matériaux, c’est du classique : monture en plastique, bras avec texture caoutchouc/plastique, verres en polycarbonate. Rien de fou, mais pour des lunettes faites pour bouger, le polycarbonate, c’est plutôt logique : c’est léger et ça encaisse bien les chocs. J’ai déjà fait tomber la paire une fois sur du bitume (depuis la table, pas en pleine vitesse), résultat : aucune casse, juste une micro-rayure très légère sur un coin de verre qu’on ne voit pas en usage normal. Donc pour la résistance de base, ça me paraît correct.
En main, la monture ne fait pas "haut de gamme", mais ne fait pas non plus gadget. On sent que c’est pensé pour être léger avant tout. Les charnières des branches ne sont pas métalliques apparentes, c’est du tout plastique. Ça s’ouvre et se ferme sans jeu excessif, mais on sent que si on force comme un bourrin, ça peut finir par prendre du jeu à la longue. Après deux semaines, rien à signaler, tout est encore bien serré. À voir sur un an ou deux, mais à ce stade, ça ne m’inquiète pas.
Les zones Grip Tech sur les branches et le Grip Nose sont en matière soft, un peu caoutchouteuse. Le contact sur la peau est agréable, ça ne colle pas, et surtout ça ne s’agrippe pas aux cheveux quand on met les lunettes sur la tête. Ça, c’est un vrai point positif par rapport à d’autres modèles où tu arraches trois mèches à chaque fois. Niveau odeur ou sensation, rien de spécial, ça ne sent pas le plastique bas de gamme, et ça ne m’a pas irrité la peau, même en transpirant.
Pour les verres, le polycarbonate avec revêtement miroir fait le taf. La teinte rouge miroir est assez uniforme, pas de défaut visible. De l’intérieur, la vision est légèrement teintée, mais pas trop sombre. C’est confortable pour conduire ou marcher en plein soleil. Je n’ai pas remarqué de distorsion gênante ni d’aberrations bizarres sur les bords. Pour une paire de ce type, c’est plutôt dans la bonne moyenne. Si vous venez de verres haut de gamme très nets, vous sentirez peut-être une petite différence, mais pour un usage standard, ça passe largement.
Durabilité et entretien : léger mais pas fragile
Sur la durabilité, je ne peux évidemment pas juger sur plusieurs années, mais après deux semaines de test assez intensif (utilisation quotidienne, quelques maladresses, rangement pas toujours parfait), la paire est restée en bon état. Les charnières n’ont pas pris de jeu, les branches ne se sont pas déformées, et la monture n’a pas blanchi ou marqué. Le plastique utilisé semble assez résistant pour ce type de produit. On sent que ce n’est pas du jouet, même si ce n’est pas non plus du tank indestructible.
Les verres en polycarbonate sont, de base, plus résistants aux chocs que le verre minéral, mais plus sensibles aux micro-rayures. Pour l’instant, en les nettoyant avec de l’eau et un savon doux comme recommandé, puis avec un chiffon microfibre, je n’ai pas vu de rayures majeures. La seule que j’ai, c’est suite à une chute sur sol dur. Donc si vous faites un minimum attention (éviter de les poser face contre une table ou de les balancer en vrac avec des clés), ça devrait tenir correctement dans le temps.
Julbo conseille de ne pas plier ou tordre les tiges, ce qui paraît logique vu que ce sont des branches assez fines en plastique. Je les ai parfois écartées un peu en les mettant d’une main, et ça n’a pas bronché. Mais ce n’est pas le genre de paire sur laquelle on va s’asseoir sans dégâts. Pour le rangement, elles n’étaient pas livrées avec un étui rigide dans mon cas (juste une housse souple), donc si vous êtes du genre à jeter vos lunettes dans un sac à dos, un petit étui rigide en plus ne serait pas une mauvaise idée.
En entretien, rien de compliqué : eau, savon doux, chiffon doux, et c’est bon. Le revêtement miroir n’a pas bougé malgré plusieurs nettoyages. Pas de décollement, pas de zones ternies. Au niveau des zones en caoutchouc (Grip Tech et Grip Nose), pas de craquelure ni de changement de texture pour l’instant. C’est un peu tôt pour juger sur le long terme, mais ça inspire plus confiance qu’un simple plastique lisse. Globalement, pour une paire légère orientée multi-usage, la durabilité me semble correcte, à condition de ne pas la traiter comme un outil de chantier.
Performance sur le terrain : protection correcte, pas de miracle
Sur le terrain, ces lunettes font globalement ce qu’on leur demande. La protection catégorie 3 est adaptée au plein soleil : en vélo en plein après-midi, je n’ai jamais été ébloui au point de plisser les yeux. Pour la conduite, ça filtre bien sans assombrir au point de gêner la lecture du tableau de bord ou des panneaux. Par contre, comme les verres ne sont pas polarisés, on garde les reflets sur l’eau ou le pare-brise. Si vous faites beaucoup de sports nautiques ou de conduite longue durée, une version polarisée serait plus confortable, mais là, on n’est pas sur ce créneau.
Pour la course à pied et la rando, la couverture est correcte. Le côté wrap-around limite bien la lumière latérale et les petits courants d’air. J’ai testé en montée en plein soleil et en sous-bois avec des changements de lumière assez fréquents. Les verres ne sont pas photochromiques, donc pas d’adaptation automatique, mais la teinte reste gérable même quand ça s’assombrit un peu. On ne se retrouve pas dans le noir complet dès qu’on passe sous un arbre. Pour du trail très technique à l’ombre, ce ne serait pas l’idéal, mais pour des sentiers classiques, ça va.
En vélo, avec un peu de vitesse, j’ai trouvé que ça protégeait bien les yeux du vent jusqu’à 25–30 km/h. Au-dessus, on sent un peu plus d’air passer, mais ça reste supportable. Encore une fois, ce n’est pas une paire pensée pour le chrono en cyclisme, plutôt pour le vélotaf et les sorties tranquilles. Niveau tenue, même sur des routes un peu défoncées, les lunettes ne bougeaient pas beaucoup, ce qui est rassurant.
Sur la qualité optique pure, je dirais que c’est dans la bonne moyenne : pas de déformation gênante, pas de zone floue sur les bords à l’usage. On n’est pas au niveau de verres très haut de gamme, mais pour le prix et le type de produit, ça fait le job. Le revêtement miroir se salit assez vite avec les traces de doigts, par contre. Il faut avoir un chiffon doux sous la main si vous êtes maniaque. Niveau résistance aux rayures, après deux semaines d’usage pas très soigneux (dans un sac, sur une table, une chute), ça tient plutôt bien : juste une micro-rayure comme dit plus haut, pas visible en conditions réelles.
Ce que propose vraiment cette paire Julbo The Streets
Niveau fiche technique, les Julbo The Streets, c’est une paire unisexe, taille unique, avec des verres en polycarbonate catégorie 3, non polarisés, et une monture en plastique avec du caoutchouc sur certaines zones. Les verres font 57 mm de large, pont de 17 mm, branches de 135 mm. En clair, c’est une taille standard qui va à pas mal de visages adultes, ni minuscule ni énorme. Le poids annoncé est de 25 g, et ça se sent : une fois sur le nez, on les oublie assez vite, ce qui pour moi est un gros point positif.
Les verres sont donnés avec un revêtement miroir "Flash rouge" et une protection UV annoncée à 88 %. Là, j’avoue que le chiffre m’a un peu fait tiquer, parce qu’on est habitué à voir du "100 % UV" partout. Dans la pratique, je n’ai pas ressenti de gêne particulière au soleil, même en plein après-midi, mais sur le papier, ça peut refroidir ceux qui veulent la protection maximale affichée noir sur blanc. La catégorie 3, par contre, c’est cohérent avec un usage plein soleil, conduite, balade, etc.
Julbo met aussi en avant plusieurs petits trucs de confort : branches fines flexibles, matière Grip Tech sur les branches pour éviter que ça glisse et ne s’accroche pas aux cheveux, Grip Nose au niveau du nez, branches galbées pour que ça tienne bien sur la tête. En gros, tout est pensé pour que ça reste en place pendant l’activité sans vous arracher les cheveux à chaque fois que vous les mettez sur le haut du crâne. Sur moi, ça a plutôt bien fonctionné, j’y reviens dans la partie confort.
Sur le positionnement, on est clairement sur des lunettes "hybrides" : Julbo les met dans la case multi-activités (course, cyclisme, rando, trail, sports nautiques) mais aussi usage quotidien. Ce n’est pas du pur lifestyle ni du pur matos de compétition. Si vous cherchez une paire ultra technique pour la haute montagne, ce n’est pas ça. Si vous voulez juste une paire fashion pour la plage, c’est peut-être un peu trop sport dans le look. Mais pour quelqu’un qui fait un peu de tout, ça a du sens.
Points Forts
- Confort vraiment réussi : très légère, pas de pression gênante, bonne tenue même en transpirant
- Polyvalente : utilisable en ville, en vélo, en rando ou en course à pied sans changer de paire
- Matériaux et monture qui encaissent bien un usage normal, avec des verres en polycarbonate assez résistants
Points Faibles
- Verres non polarisés et protection UV annoncée à 88 %, pas idéale pour les plus exigeants
- Look assez sportif qui ne conviendra pas à ceux qui veulent une paire vraiment discrète ou très habillée
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, les Julbo The Streets, c’est une paire de lunettes de soleil très correcte pour quelqu’un qui veut un seul modèle pour la ville et les activités de plein air. Ce qui m’a le plus plu, c’est le confort général : légèreté, branches fines qui ne font pas mal, Grip Nose qui empêche les lunettes de glisser même quand on transpire, et tenue correcte en vélo ou en course à pied. Les verres catégorie 3 font le travail en plein soleil, la vision est propre, et la forme légèrement enveloppante protège bien des reflets latéraux et du vent dans la plupart des situations.
C’est pas parfait pour autant. L’absence de polarisation peut gêner ceux qui passent beaucoup de temps sur l’eau ou au volant, et la protection UV annoncée à 88 % peut faire lever un sourcil si vous êtes très pointilleux sur ce point. Le look est clairement orienté sport, donc pour un usage très habillé, ça ne sera pas l’idéal. Et la monture en plastique léger donne une impression un peu moins "solide" que des modèles plus chers, même si en pratique, ça tient bien.
Pour qui c’est fait ? Pour les gens qui font un peu de tout : vélotaf, rando le week-end, footing de temps en temps, vacances au soleil, et qui veulent une paire simple, confortable, qui ne demande pas de se poser mille questions. Qui devrait passer son chemin ? Ceux qui veulent une paire ultra stylée pour le bureau, ceux qui cherchent absolument de la polarisation ou du photochromique, et les gros pratiquants d’un sport très spécifique qui auront intérêt à prendre un modèle plus spécialisé. Dans mon cas, je continue à les utiliser en quotidien et pour les sorties tranquilles, ce qui est plutôt bon signe.